Notre Dame de Jambville

L’église Notre Dame de l’Assomption date de1023. Sa construction a commencé quand s’est installé à Jambville un prieuré dépendant de l’abbaye de Saint Germer de Fly.

Cette église primitive avait un plan simple, une nef non voûtée, une travée sous clocher et un chœur carré. Une seconde nef est ajoutée entre 1510 et 1530. Le clocher roman octogonal, percé d’une fenêtre sur chaque plan, date du 12ème.

La grande flèche, ornée de fausses gargouilles, date de la fin du 13èmeou du début du 14ème. Une légende prétend que le clocher est dû à un vœu prononcé par Agnès de Montfort, femme de Galéran II de Meulan à son départ en croisade. Seize clochers en pierre de la région seraient le résultat du retour de Galéran. Les contreforts ont été ajoutés au début du 20ème.

Intérieur

Les voûtes les plus anciennes, du 12ème, sont derrière l’autel et dans le chœur, elles sont sur croisées d’ogive en plein cintre, sans clef de voûte. Au 13ème, une chapelle est ajoutée au sud. C’est dans cette partie qu’on a retrouvé des vestiges de fresques qui ont permis de repeindre l’église, en 1990, dans le même style. Ces vestiges de peinture sont encore visibles. Le renfoncement dans le mur sud, actuellement niche pour une statue de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, est en fait l’ancienne « porte des morts » qui ouvrait sur l’ancien cimetière. De nouveaux vitraux ont été posés en 2000.

La cloche, le 22 septembre 1867, a été baptisée « Françoise Stéphanie», elle a eu pour marraine Stéphanie Aglaë Passoir.

Dalle funéraire de Pierre de Jambville
Pierre de Jambville, écuyer, est mort dans la première moitié du XIVe siècle. Sa dalle scultée le représente. Il porte un long haubert, sur une cote d’érme sans manche descendant jusqu’à mi-jambe. Son sautoir, comme ses quatre coquilles de pélerin, sont aux armes de Jambville? Ses pieds repoosent sur deux chiens affrontés. Au-dessus, deux anges balancent des encensoirs.

Vierge à l’enfant
Statue du XIVe siècle. La Vierge en pierre garde encore des traces de peinture d’origine. Sa cambrure, ainsi que le traitement de son visage, doux, humain, incliné sur le côté, vers l’enfant, sont caractéristiques des Vierges du XIVe siècle. L’enfant, lui, est assis sur le bras gauche de Marie et joue avec les plis de son vêtement. Il tient un globe dans sa main gauche.
Cette Vierge avait pour rôle de protéger le village pendant les troubles de la guerre de Cent Ans.